
Meilleur radiateur bain d’huile 2026 : une chaleur douce qui coûte ce que dit son thermostat
Par la rédaction de Quel chauffage d’appoint
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Un radiateur à bain d’huile chauffe une pièce sans un bruit, sans souffler la poussière, et garde un peu de sa chaleur quand il s’arrête. Le rayon brouille pourtant les pistes : on y compte les ailettes, on y promet la « basse consommation », alors qu’à puissance égale tous ces appareils transforment le même courant en la même chaleur.
Ce qui fait la différence, c’est la régulation : une température réglée au degré, des allures basses, une minuterie. Midea, De’Longhi, Dreo, Pro Breeze, Perel : leurs modèles sont rangés ici d’après cette régulation, et d’après ce que disent les notices. Voici sept modèles, chacun pour un usage, et ce qu’il faut savoir avant de brancher le vôtre.
Nos trois choix


Dreo DR-HSH010, 9 éléments, mode éco et verrouillage enfant
8,6/10Allure basse de 800 W, verrouillage enfant, écran qu’on éteint
De’Longhi Radia S TRRS0920, 9 éléments, réglage à molette
8,2/102 000 W, antigel, 16 cm de profondeur, prêt à l’emploiSept radiateurs à bain d’huile comparés sur ce qui fait la facture
Le tableau commence par la puissance et ses allures, puis la régulation et les sécurités que chaque annonce écrit. Une case « non communiqué » signale une information que le vendeur ne publie pas : c’est aussi une information.
| N° | Appareil | Type | Puissance | Régulation | Sécurités | Note | Prix |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 1 | Midea NY2311-24UR, 11 ailettes, écran tactile et télécommande Le meilleur bain d’huile pour la plupart des pièces | Thermostat électronique, consigne de 5 à 35 °C | 8,9/10 | 89,99 € | |||
| 2 | Dreo DR-HSH010, 9 éléments, mode éco et verrouillage enfant Le plus complet pour une chambre | Thermostat électronique, consigne de 5 à 35 °C, mode éco | 8,6/10 | 139,99 € | |||
| 3 | De’Longhi Radia S TRRS0920, 9 éléments, réglage à molette Le classique à molette, sans écran | Thermostat à molette, plage de 5 à 35 °C dans la fiche technique, antigel | 8,2/10 | 92,00 € | |||
| 4 | BLACK+DECKER BXRA2001E, 9 éléments, antigel et télécommande Pour garder une pièce hors gel, à l’écran | Thermostat réglable à écran, 32 °C au maximum, antigel | 7,9/10 | 105,70 € | |||
| 5 | Aigostar 2 300 W, 11 éléments, écran qui s’atténue Pour dormir sans lumière ni bruit | Thermostat électronique, 7 à 35 °C dans les points clés, 50 °C maximum dans la fiche technique | 7,8/10 | 113,99 € | |||
| 6 | Pro Breeze PB-H02, 2 500 W, 11 éléments, minuterie mécanique Pour une grande pièce, avec un bruit chiffré | Thermostat à molette, sans degrés affichés | 7,6/10 | 139,99 € | |||
| 7 | Perel TC78011N, 2 500 W, 11 éléments, thermostat réglable Le petit prix à 2 500 W | Thermostat réglable sans écran, 40 °C maximum dans la fiche technique | 7,3/10 | 69,80 € |
Prix vus le 13 octobre 2026. Les liens vers Amazon sont commissionnés, sans effet sur votre prix.
Chaque bain d’huile en détail, du plus polyvalent au moins cher
Midea NY2311-24UR, 11 ailettes, écran tactile et télécommande
Pour qui : Vous chauffez un séjour ou une chambre de taille courante plusieurs heures par jour et vous voulez une température affichée, une minuterie et une télécommande.
| Caractéristique | Selon l’annonce |
|---|---|
| Régulation | Thermostat électronique, consigne de 5 à 35 °C |
| Puissance et allures | 2 300 W, allures de 1 000, 1 300 et 2 300 W |
| Commande et minuterie | Écran tactile LED, télécommande, minuterie 24 h, arrêt automatique |
| Sécurités écrites | Anti-renversement, coupure de surchauffe, cache de protection, bords arrondis |
| Format et poids | 39,5 x 39,5 x 57 cm, poids non communiqué |
| Pour quelle pièce | Surface non communiquée ; séjour ou chambre selon la puissance |
Ce qu’il fait bien
- Un réglage au degré entre 5 et 35 °C : l’appareil vise une température de pièce au lieu d’une position de molette
- Trois allures, 1 000, 1 300 et 2 300 W, pour chauffer vite puis tenir la pièce à une puissance plus basse
- Une minuterie 24 h et un arrêt automatique pour qu’il s’arrête sans vous
- Une télécommande fournie en plus de l’écran tactile : on règle depuis le canapé ou le lit
- Des protections contre le renversement et la surchauffe écrites dans l’annonce, avec un cache et des bords arrondis
- Le moins cher des quatre modèles électroniques de notre classement, avec un rangement du câble sur le côté
Ce qui le limite
- Le poids n’est publié nulle part : impossible de savoir ce qu’il faudra porter dans un escalier
- Aucune surface conseillée ni niveau sonore chiffré, seulement « silencieux »
- Les promesses de chauffe plus rapide et d’efficacité supérieure n’ont aucun point de comparaison
Notre avis : Le Midea prend la première place parce qu’il réunit tout ce qui fait baisser la facture d’un bain d’huile : une consigne affichée de 5 à 35 °C, trois allures dont une à 1 000 W, une minuterie de 24 heures et une télécommande, avec des sécurités écrites contre le renversement et la surchauffe. C’est aussi le moins cher des quatre électroniques du classement. Il lui manque un poids publié. Pour une chambre d’enfant, le Dreo, avec son verrouillage, passe devant.

Régulation 9,4 · Sécurités écrites 8,8 · Usage au quotidien 9 · Informations publiées 8,2
Dreo DR-HSH010, 9 éléments, mode éco et verrouillage enfant
Pour qui : Vous chauffez une chambre, parfois celle d’un enfant, et vous voulez couper le bip, éteindre l’écran et bloquer les touches.
| Caractéristique | Selon l’annonce |
|---|---|
| Régulation | Thermostat électronique, consigne de 5 à 35 °C, mode éco |
| Puissance et allures | 2 000 W, allures de 800, 1 200 et 2 000 W |
| Commande et minuterie | Écran LED tactile, télécommande, minuterie de 1 à 24 h |
| Sécurités écrites | Anti-basculement, triple protection de surchauffe, prise anti-brûlure, verrouillage enfant |
| Format et poids | 25,2 x 40 x 66,4 cm dans la fiche technique, 8 kg |
| Pour quelle pièce | 20 m² annoncés, chambre |
Ce qu’il fait bien
- Une allure basse de 800 W, la plus faible de toutes les allures publiées dans le classement
- Un mode éco qui tient la consigne choisie entre 5 et 35 °C
- Un verrouillage enfant, un mode sourdine et un écran qu’on éteint : les trois réglages qui comptent dans une chambre
- Une minuterie de 1 à 24 heures et une télécommande
- Une protection contre l’inclinaison, une triple protection contre la surchauffe et une prise anti-brûlure écrites
- 8 kg sur de grandes roues avec poignées, plus léger que le Radia S et le Pro Breeze
Ce qui le limite
- Le plus cher du classement, à égalité avec le Pro Breeze
- Deux jeux de dimensions publiés : 25,2 x 40 x 66,4 cm dans la fiche technique, 38,1 x 43,2 x 68,6 cm ailleurs
- Les pourcentages d’efficacité et de diffusion de la chaleur de l’annonce n’ont aucun point de comparaison
Notre avis : Pour une chambre, le Dreo est le bain d’huile le plus complet de notre sélection : il descend à 800 W, tient sa température en mode éco, se tait, éteint son écran et bloque ses touches. Ses sécurités sont détaillées et ses 8 kg roulent sans peine. Vous payez ces finitions : il coûte nettement plus que le Midea, qui fait l’essentiel pour une pièce de vie. Si la lumière de l’écran vous gêne seulement, l’Aigostar l’atténue aussi, pour moins cher.

Régulation 9,2 · Sécurités écrites 9 · Usage au quotidien 8,6 · Informations publiées 7,6
De’Longhi Radia S TRRS0920, 9 éléments, réglage à molette
Pour qui : Vous voulez un appareil simple, sans écran ni télécommande, d’une marque qui publie ses notices en français.
| Caractéristique | Selon l’annonce |
|---|---|
| Régulation | Thermostat à molette, plage de 5 à 35 °C dans la fiche technique, antigel |
| Puissance et allures | 2 000 W, 3 vitesses, 8,7 A |
| Commande et minuterie | Molette ; la description lui attribue aussi la minuterie |
| Sécurités écrites | Thermostat de sécurité ; anti-basculement non mentionné |
| Format et poids | 16 x 47,2 x 65 cm, 12,2 kg |
| Pour quelle pièce | Environ 24 m² dans la fiche technique, jusqu’à 60 m³ selon le fabricant |
Ce qu’il fait bien
- Aucun écran ni aucune télécommande à perdre : une molette suffit, et elle se comprend sans notice
- Une fonction antigel citée dans le titre, et un réglage qui descend à 5 °C
- Livré prêt à l’emploi, roulettes pliantes déjà fixées : rien à visser
- 16 cm de profondeur, le plus mince des six modèles qui publient leurs dimensions : il se glisse sous une fenêtre
- 12,2 kg, le plus lourd des cinq poids publiés : plus de matière qui chauffe, donc qui refroidit moins vite
- Une intensité publiée, 8,7 A, qui permet de vérifier sa prise sans calcul
Ce qui le limite
- Pas de consigne affichée en degrés : on règle par repères sur la molette
- Aucune protection contre le basculement n’est écrite dans l’annonce
- Expédié avec délai au 13 octobre, et 12,2 kg à porter dans un escalier
Notre avis : Le Radia S est le bain d’huile de ceux qui ne veulent pas d’écran : une molette, trois vitesses, un antigel, des roulettes déjà en place et une silhouette mince. Ses 12,2 kg, le plus lourd des poids publiés, le rendent lent à chauffer et lent à refroidir. Il lui manque une consigne affichée et un anti-basculement écrit. Si vous voulez programmer vos heures de chauffe, le Midea fait mieux pour un prix voisin.

Régulation 7,4 · Sécurités écrites 7,2 · Usage au quotidien 8,8 · Informations publiées 8,6
BLACK+DECKER BXRA2001E, 9 éléments, antigel et télécommande
Pour qui : Vous voulez un écran, une télécommande et une fonction antigel écrite pour une pièce que vous n’occupez pas tous les jours.
| Caractéristique | Selon l’annonce |
|---|---|
| Régulation | Thermostat réglable à écran, 32 °C au maximum, antigel |
| Puissance et allures | 2 000 W au titre, 2 500 W dans la fiche technique, 3 niveaux |
| Commande et minuterie | Écran LED, panneau tactile, télécommande, minuterie 24 h |
| Sécurités écrites | Anti-basculement, protection de surchauffe, témoin de fonctionnement |
| Format et poids | 50 x 26 x 63 cm, 9 kg |
| Pour quelle pièce | Jusqu’à 20 m² annoncés |
Ce qu’il fait bien
- Une fonction antigel écrite, avec un thermostat qui coupe et relance seul
- Un écran LED lisible, un panneau tactile et une télécommande
- Une minuterie jusqu’à 24 heures
- Une protection anti-basculement et une sécurité de surchauffe écrites, avec un témoin de fonctionnement
- 9 kg et un enrouleur de câble intégré
- Une surface conseillée publiée, 20 m², cohérente avec 2 000 W
Ce qui le limite
- La puissance se contredit : 2 000 W dans le titre et les points clés, 2 500 W dans la fiche technique ; prévoyez la prise pour 2 500 W, soit 10,9 A
- La valeur des trois niveaux n’est pas donnée, ni la consigne la plus basse
- Le tableau plafonne la température à 32 °C, sans plage complète
Notre avis : Le BLACK+DECKER vaut pour une pièce peu occupée qu’on veut garder hors gel, puis réchauffer à l’écran ou à la télécommande : antigel, programmation sur 24 h, anti-basculement et surchauffe sont écrits. Son annonce se contredit sur la puissance, 2 000 W au titre contre 2 500 W dans la fiche technique : branchez-le comme un 2 500 W, sur une prise murale seule. Si l’antigel suffit et que l’écran ne vous sert pas, le Radia S fait la même chose à la molette.

Régulation 8,2 · Sécurités écrites 8,6 · Usage au quotidien 8 · Informations publiées 6,6
Aigostar 2 300 W, 11 éléments, écran qui s’atténue
Pour qui : Vous laissez chauffer la chambre au coucher et l’écran allumé vous empêche de dormir.
| Caractéristique | Selon l’annonce |
|---|---|
| Régulation | Thermostat électronique, 7 à 35 °C dans les points clés, 50 °C maximum dans la fiche technique |
| Puissance et allures | 2 300 W, 3 niveaux (faible, moyen, fort), 10 A |
| Commande et minuterie | Panneau tactile, télécommande portée 5 m, minuterie 0 à 24 h, mémoire |
| Sécurités écrites | Anti-basculement, coupure de surchauffe |
| Format et poids | Non communiqués ; roulettes 360°, poignée dissimulée |
| Pour quelle pièce | Surface non communiquée ; chambre |
Ce qu’il fait bien
- Un écran LED qui baisse seul sans activité, pour ne pas éclairer la chambre la nuit
- Une consigne réglable de 7 à 35 °C et une mémoire des derniers réglages
- Une minuterie de 0 à 24 heures pour préchauffer ou couper après l’endormissement
- Une télécommande d’une portée annoncée de 5 m
- Anti-basculement et coupure de surchauffe écrits
- Une intensité publiée, 10 A, utile pour vérifier sa prise
Ce qui le limite
- Ni dimensions ni poids publiés
- La plage de réglage se contredit : 7 à 35 °C dans les points clés, 50 °C au maximum dans le tableau
- La puissance de chacun des trois niveaux n’est pas donnée
Notre avis : L’Aigostar est taillé pour la chambre : son écran s’atténue tout seul, sa minuterie coupe la chauffe après l’endormissement, sa télécommande règle tout depuis le lit et ses deux sécurités principales sont écrites. Son annonce reste la plus lacunaire du classement : ni poids, ni dimensions, ni valeur des trois niveaux, et une plage de température qui se contredit. Si vous voulez les mêmes égards la nuit avec une fiche complète, le Dreo est mieux documenté, pour un peu plus cher.

Régulation 8,8 · Sécurités écrites 8,2 · Usage au quotidien 8,4 · Informations publiées 5,6
Pro Breeze PB-H02, 2 500 W, 11 éléments, minuterie mécanique
Pour qui : Vous chauffez une grande pièce de vie et vous voulez la puissance maximale du classement, sans électronique.
| Caractéristique | Selon l’annonce |
|---|---|
| Régulation | Thermostat à molette, sans degrés affichés |
| Puissance et allures | 2 500 W, allures de 1 200, 1 300 et 2 500 W, 10,87 A |
| Commande et minuterie | Deux interrupteurs, minuterie 24 h à segments |
| Sécurités écrites | Coupure de surchauffe, anti-basculement avec arrêt automatique |
| Format et poids | 62,7 x 24,5 x 51,5 cm, 11,7 kg |
| Pour quelle pièce | Surface non communiquée ; grande pièce de vie |
Ce qu’il fait bien
- 2 500 W, la puissance la plus haute du classement, partagée avec le Perel et, selon son tableau, le BLACK+DECKER
- Un niveau sonore chiffré, 32 dB annoncés : le seul des sept à publier un chiffre
- Un cadran 24 h qui découpe la journée en plages, sans écran
- Coupure de surchauffe et anti-basculement avec arrêt automatique écrits
- Une intensité publiée, 10,87 A, et un câble de 1,5 m
- Livré prémonté selon l’annonce ; la notice décrit tout de même la pose des roulettes
Ce qui le limite
- Les deux allures basses, 1 200 et 1 300 W, sont presque identiques : on passe de 1 300 à 2 500 W sans palier intermédiaire
- Aucune température affichée : le thermostat se règle au clic, par essais
- 11,7 kg, et un prix au niveau du Dreo pour une régulation plus simple
Notre avis : Le Pro Breeze s’adresse aux grandes pièces : 2 500 W, onze éléments et le seul niveau sonore chiffré du classement, 32 dB. Sa minuterie à segments programme les plages de la journée sans aucun écran, et ses sécurités sont écrites. Sa régulation reste mécanique, sans degré affiché, et ses deux petites allures se ressemblent trop. Pour la même puissance à un prix bien plus bas, le Perel suffit ; pour un réglage au degré, le Midea à 2 300 W.

Régulation 7 · Sécurités écrites 8,4 · Usage au quotidien 7,6 · Informations publiées 8
Perel TC78011N, 2 500 W, 11 éléments, thermostat réglable
Pour qui : Vous voulez la puissance la plus haute pour le prix le plus bas, et vous réglez la chaleur vous-même.
| Caractéristique | Selon l’annonce |
|---|---|
| Régulation | Thermostat réglable sans écran, 40 °C maximum dans la fiche technique |
| Puissance et allures | 2 500 W, 3 niveaux, 10,87 A |
| Commande et minuterie | Boutons, pas de minuterie |
| Sécurités écrites | Coupure de surchauffe, arrêt en cas de basculement |
| Format et poids | 48 x 24 x 59,5 cm, environ 8 kg (17,64 livres) |
| Pour quelle pièce | Jusqu’à 30 m² annoncés |
Ce qu’il fait bien
- Le prix le plus bas des sept pour la puissance la plus haute, 2 500 W
- Un thermostat qui arrête la chauffe à la température réglée
- Coupure de surchauffe et arrêt en cas de basculement écrits
- Environ 8 kg, quatre roulettes et une poignée
- Un range-câble pour le ranger l’été
- Une intensité publiée, 10,87 A
Ce qui le limite
- Aucune minuterie : il faut penser à l’éteindre
- La valeur des trois niveaux n’est pas donnée dans l’annonce
- Ni écran ni degrés affichés : le bon réglage se trouve par essais
Notre avis : Le Perel est le bain d’huile à choisir quand le budget décide : 2 500 W, onze éléments, un thermostat qui coupe et deux sécurités écrites, au prix le plus bas du classement. Il n’a ni écran, ni température chiffrée, ni minuterie : il chauffe tant que vous ne l’arrêtez pas. Pour une pièce occupée quelques heures le soir, c’est suffisant. Pour une chambre où il doit s’arrêter seul, ajoutez un peu pour le Midea et sa minuterie.

Régulation 6,4 · Sécurités écrites 8 · Usage au quotidien 7,2 · Informations publiées 7,4
Le bon bain d’huile pour la pièce que vous chauffez
Une chaleur qui ne réveille personne
Dans une chambre, trois détails comptent plus que la puissance : un écran qui ne brille pas toute la nuit, un appareil qui ne bipe pas et des touches qu’un enfant ne peut pas dérégler. Le Dreo DR-HSH010 réunit les trois : sourdine, écran éteint et verrouillage enfant, avec une allure de 800 W suffisante pour maintenir une chambre déjà tiède.
L’Aigostar fait l’essentiel pour moins cher : son écran baisse seul sans activité et sa minuterie coupe la chauffe à l’heure choisie. Les repères de la page d’IZI by EDF placent une chambre autour de 17 °C : une consigne basse et une minuterie qui arrête l’appareil après l’endormissement font l’essentiel de l’économie.
Une pièce de vie tenue à température sans y penser
Un séjour se chauffe longtemps, souvent de la fin d’après-midi au coucher. C’est là qu’un bain d’huile rend le plus de services, à condition qu’il baisse sa puissance dès que l’air est à bonne température. Le Midea passe de 2 300 W au démarrage à 1 000 W en maintien, et sa programmation sur 24 h peut le faire démarrer avant votre retour.
Le BLACK+DECKER offre les mêmes commandes, écran, télécommande et minuterie, avec un antigel en plus. Prévoyez-le comme un appareil de 2 500 W, puisque sa fiche technique l’annonce ainsi, malgré les 2 000 W de son titre.
Monter à 2 500 W, sur une prise qui le supporte
Au-delà de 25 m², un appareil de 2 000 W atteint ses limites dès que l’isolation est moyenne. Le Pro Breeze et le Perel montent à 2 500 W, soit près de 11 ampères : branchez-les seuls, directement sur une prise murale, jamais sur une multiprise.
Le Pro Breeze publie un niveau sonore de 32 dB et programme sa journée par une minuterie à segments ; le Perel coûte beaucoup moins mais n’a pas de minuterie. Si la pièce reste froide malgré 2 500 W, le problème n’est plus l’appareil : il faudra deux appareils ou un autre mode de chauffage.
Une molette, et c’est tout
Certains préfèrent un bouton qu’on tourne à un écran qu’on apprend. Le Radia S de De’Longhi, commandé par une simple molette, se livre roulettes déjà en place et ne prend que 16 cm entre le mur et l’avant. Il garde une fonction antigel, utile dans une pièce qu’on n’occupe pas tous les jours.
La notice De’Longhi de ce type de radiateur indique la méthode : thermostat au maximum pour chauffer, puis on revient lentement en arrière jusqu’au clic quand la pièce est à la bonne température. L’appareil tient ensuite ce réglage seul. Il ne vous dira jamais combien de degrés il vise : c’est le prix de la simplicité.
Le moins cher qui reste réglé par un thermostat
Le Perel est le moins cher des sept et il ne sacrifie pas l’essentiel : un thermostat qui arrête la chauffe à la température réglée, une coupure de surchauffe et un arrêt s’il bascule, écrits dans l’annonce. Il lui manque la minuterie : c’est à vous de l’éteindre.
Le Midea, un peu plus cher, ajoute l’affichage de la température, la minuterie et la télécommande. Sur un hiver d’usage, l’appareil qui s’arrête seul rattrape vite l’écart de prix, puisque chaque heure oubliée à pleine puissance coûte 2 à 2,5 kWh.
Mécanique, électronique, connecté, à soufflerie ou petit format : les cinq sortes de bains d’huile
Tous les bains d’huile fonctionnent de la même façon : une résistance électrique plongée dans une huile scellée chauffe le métal des éléments, qui chauffe l’air de la pièce. Ce qui change d’un modèle à l’autre, c’est la façon de commander cette résistance, la présence d’un ventilateur et la taille de l’appareil.
Le bain d’huile mécanique, à molette
Un thermostat à bilame coupe et relance la résistance selon la température de l’air, et un ou deux interrupteurs choisissent la puissance. La notice d’un radiateur Valberg de 1 500 W le déclare noir sur blanc dans sa fiche technique réglementaire : « contrôle de la température ambiante avec un thermostat mécanique ». Le réglage se fait au clic, sans degrés affichés.
Ce type d’appareil est simple, robuste et peu cher. Sa limite tient à la précision : on ne sait pas quelle température il vise, et l’on retrouve son réglage à l’œil, repère par repère. Dans notre classement, le Radia S, le Pro Breeze et le Perel se règlent de cette façon.
Pour : Usage occasionnel, budget serré, refus des écrans. Limite : Pas de degrés affichés, minuterie absente ou mécanique.
Le bain d’huile électronique, à écran
Une sonde mesure l’air et une carte électronique tient une température choisie au degré près. L’écran affiche la température, la minuterie et le niveau de puissance, et une télécommande l’accompagne souvent. Le règlement européen (UE) 2024/1103 distingue précisément ce « contrôle électronique de la température » du thermostat mécanique.
C’est la famille qui consomme le moins à l’usage, parce qu’elle s’arrête au bon moment et qu’elle peut programmer ses heures. Le Midea, le Dreo, le BLACK+DECKER et l’Aigostar de notre classement en font partie.
Pour : Usage quotidien, chambre, séjour occupé tous les soirs. Limite : Plus cher, un écran qui éclaire si on ne peut pas l’éteindre.
Le bain d’huile connecté
C’est un bain d’huile électronique auquel on ajoute le Wi-Fi : on le pilote depuis une application, on le programme sur la semaine et on peut l’allumer en rentrant. Le règlement européen reconnaît le programmateur hebdomadaire comme une option de régulation, et le tableau réglementaire des notices prévoit une ligne « option de contrôle par télécommande ».
Aucun des sept modèles de notre classement n’est connecté. Pour un appoint utilisé quelques heures par jour, une minuterie sur la journée fait déjà l’essentiel, et une application ne chauffe pas mieux qu’une télécommande.
Pour : Résidence secondaire, horaires irréguliers. Limite : Plus cher, dépend d’une application et du réseau.
Le bain d’huile à soufflerie
Certains bains d’huile ajoutent un ventilateur pour accélérer la montée en température de la pièce. Le tableau réglementaire des notices le déclare à une ligne précise : « puissance thermique contrôlée par ventilateur ».
Le ventilateur rapproche l’appareil d’un soufflant : plus rapide, mais il fait du bruit et brasse la poussière, ce qui annule les deux qualités pour lesquelles on choisit un bain d’huile. Aucun modèle de notre classement n’en a : si c’est la vitesse que vous cherchez, un vrai soufflant fait ce travail.
Pour : Pièce à réchauffer vite et à garder longtemps. Limite : Bruit, poussière brassée, puissance totale plus élevée.
Le petit bain d’huile, de 500 à 1 500 W
Les petits formats ont moins d’éléments et une puissance qui plafonne à 1 500 W ou moins. La notice du Valberg VAL-OH1507, un modèle à 7 éléments, annonce trois niveaux de 600, 900 et 1 500 W pour une pièce de 10 m², comme un bureau.
Un mini radiateur bain d’huile chauffe un coin de bureau, une petite chambre ou une pièce de passage. Il pèse moins et tire moins sur la prise, mais il ne chauffera jamais un séjour : à 1 500 W, le repère d’IZI by EDF vous arrête entre 15 et 21 m². Nos sept modèles vont de 2 000 à 2 500 W.
Pour : Bureau, petite chambre, pièce de moins de 15 m². Limite : Insuffisant au-delà de 15 à 20 m².
Les cinq sortes de bains d’huile, côte à côte
Les mêmes questions posées à chaque sorte de bain d’huile : comment il règle sa chaleur, à quelle vitesse il chauffe, quel bruit il fait, et pour qui il est fait.
| Type | Régulation | Montée en chaleur | Bruit | Pour qui | Dans notre classement |
|---|---|---|---|---|---|
| Mécanique | Molette au clic, sans degrés | Lente | Silencieux, clics du thermostat | Usage occasionnel, petit budget | Radia S, Pro Breeze, Perel |
| Électronique | Consigne en degrés, minuterie | Lente | Silencieux, bips coupables sur certains | Usage quotidien, chambre, séjour | Midea, Dreo, BLACK+DECKER, Aigostar |
| Connecté | Consigne, application, semaine | Lente | Silencieux | Horaires irréguliers | Aucun |
| À soufflerie | Variable, plus un ventilateur | Plus rapide | Bruit du ventilateur | Pièce à réchauffer vite | Aucun |
| Petit format | Variable selon le modèle | Lente | Silencieux | Moins de 15 m² | Aucun |
Quelle puissance de bain d’huile pour votre pièce : 1 000, 1 500, 2 000 ou 2 500 W
Comptez 70 à 100 W par mètre carré pour une pièce de hauteur courante : 70 W dans un logement bien isolé, 100 W dans un logement ancien. C’est le repère que donne IZI by EDF pour le chauffage électrique. Un 2 000 W convient donc à une pièce de 20 m² mal isolée ou de 28 m² bien isolée ; un 2 500 W, à une pièce de 25 à 35 m² selon l’isolation.
La même page propose un repère par pièce pour un radiateur électrique : 750 W ou moins sous 10 m², 750 à 1 000 W de 10 à 15 m², 1 000 à 1 500 W de 15 à 20 m², plus de 1 500 W au-delà. Ces chiffres valent pour un chauffage installé en permanence ; un appoint qu’on allume dans une pièce froide doit d’abord la remonter en température, d’où l’intérêt d’un peu de marge.
Un radiateur bain d’huile de 1 000 W ou de 500 W chauffe un petit bureau ou maintient une chambre déjà tiède. Un 1 500 W convient à une chambre de 15 m². Les 2 000 W couvrent la plupart des chambres et des séjours moyens, et les 2 300 à 2 500 W servent aux grandes pièces. Un radiateur bain d’huile de 3 000 W tirerait 13 ampères sur une prise : notre classement s’arrête à 2 500 W, et au-delà de 25 m² mal isolés, deux appareils valent mieux qu’un.
Les surfaces annoncées par les vendeurs ne se comparent pas entre elles : 20 m² pour le Dreo de 2 000 W, environ 24 m² pour le Radia S de même puissance, 30 m² pour le Perel de 2 500 W. Aucune ne précise l’isolation ni la hauteur sous plafond supposées. Raisonnez en watts, puis vérifiez avec votre surface.
Choisir un radiateur à bain d’huile en six questions
1. Règle-t-il une température, ou une position de bouton ?
C’est la question qui pèse le plus sur la facture. Un thermostat électronique vise une température précise, en général réglable de 5 à 35 °C, et coupe la résistance quand l’air l’atteint. Un thermostat mécanique coupe aussi, mais à une position de molette que vous trouvez par essais. Le règlement (UE) 2024/1103, en vigueur pour ces appareils depuis juillet 2025, distingue les deux et exige d’un appareil électrique mobile une efficacité saisonnière d’au moins 44,7 %.
Dans une annonce, cherchez une plage en degrés. « Thermostat réglable » sans chiffre peut cacher une simple molette.
Exemple : Le Midea, le Dreo et l’Aigostar publient une plage en degrés ; le Radia S, le Pro Breeze et le Perel se règlent au clic.
2. Combien de watts pour votre pièce, et combien d’allures ?
Calculez d’abord vos watts avec le repère d’IZI by EDF, puis choisissez un appareil qui descend bas quand la pièce est tempérée. Une allure de 800 ou 1 000 W maintient une chambre ; 2 000 à 2 500 W servent à la remonter en température.
Méfiez-vous des allures mal étagées : deux niveaux de 1 200 et 1 300 W, comme sur le Pro Breeze, n’en font guère qu’un.
Exemple : Le Dreo descend à 800 W, le Midea à 1 000 W.
3. S’arrête-t-il seul ?
Une minuterie supprime les heures oubliées, celles où l’appareil chauffe une pièce vide. Les modèles électroniques ont souvent une minuterie de 1 à 24 heures ; certains mécaniques ont un cadran à segments qui découpe la journée en plages de quart d’heure, comme celui que décrit De’Longhi pour ses modèles TRD.
Sur les annonces de la famille, seules 27 % citent une minuterie : c’est un vrai critère de tri. N’ajoutez jamais une minuterie à brancher dans la prise : De’Longhi l’interdit pour ne pas désactiver la sécurité.
Exemple : Le Perel n’a pas de minuterie ; les six autres en citent une.
4. Ses sécurités sont-elles écrites ?
Deux protections comptent : l’arrêt si l’appareil tombe et la coupure s’il surchauffe. La seconde figure dans les notices De’Longhi, Velleman et Valberg ; la première n’est citée que par 49 % des annonces de la famille. Pour une chambre d’enfant, ajoutez le verrouillage des commandes.
Une protection non écrite n’est pas forcément absente, mais vous ne pouvez pas la vérifier avant l’achat.
Exemple : Le Dreo écrit l’anti-basculement, une triple protection de surchauffe et le verrouillage enfant.
5. Pourrez-vous le déplacer ?
Un bain d’huile pèse 8 à 12 kg dans notre classement. Les roulettes le font glisser sur un même étage ; un escalier, lui, se monte à bras. Vérifiez le poids, la poignée et la profondeur, qui décide s’il tient sous une fenêtre.
Deux de nos sept modèles ne publient pas leur poids : c’est une question à poser avant d’acheter si l’appareil doit changer d’étage.
Exemple : Le Dreo pèse 8 kg, le Radia S 12,2 kg pour 16 cm d’épaisseur.
6. Que ferez-vous la nuit ?
Pour une chambre, trois détails changent tout : un écran qui s’éteint ou s’atténue, un appareil qui ne bipe pas, et une minuterie qui l’arrête après l’endormissement. Un modèle mécanique n’a pas d’écran, mais ses clics de thermostat s’entendent.
Les notices lues demandent de ne pas laisser l’appareil en marche sans surveillance : programmez son arrêt plutôt que de le laisser tourner jusqu’au matin.
Exemple : L’Aigostar atténue son écran tout seul ; le Dreo l’éteint et coupe ses bips.
Midea, Dreo, De’Longhi, Pro Breeze : qui fabrique les bains d’huile du rayon
Huit marques, celles de notre classement et une qu’on trouve hors d’Amazon. Pour chacune, ce qu’elle vend en bain d’huile et ce que ses annonces ou ses notices permettent d’en dire.
Midea
Le groupe chinois d’électroménager vend ici un bain d’huile de 2 300 W à onze ailettes, écran tactile et télécommande. Son annonce détaille la régulation et les sécurités mais oublie le poids. C’est notre premier choix.
Dreo
Marque de petit électroménager connue pour ses céramiques, Dreo soigne les réglages de confort : mode éco, sourdine, écran éteint, verrouillage enfant. Son bain d’huile DR-HSH010 descend à 800 W. Nous n’avons pas trouvé sa notice en français.
De’Longhi
Le fabricant italien est la référence ancienne du bain d’huile, avec la gamme Radia S et la série TRD. Ses notices en français sont en ligne, avec des consignes précises : 50 cm des meubles, jamais de linge, pas de minuterie à brancher. Sa foire aux questions confirme que l’huile ne se change jamais.
BLACK+DECKER
La marque d’outillage américaine signe un bain d’huile à neuf éléments avec écran, télécommande, minuterie et antigel. Son annonce se contredit sur la puissance, 2 000 W au titre et 2 500 W dans la fiche technique.
Aigostar
Marque de petit électroménager, Aigostar propose un 2 300 W à onze éléments pensé pour la nuit, avec un écran qui s’atténue et une mémoire des réglages. Ses annonces publient peu de mesures : ni poids ni dimensions.
Pro Breeze
Marque de chauffage et de traitement de l’air, Pro Breeze vend un 2 500 W mécanique avec minuterie à segments. C’est la seule marque de notre classement à publier un niveau sonore, 32 dB, et sa notice en français se trouve en ligne.
Perel
Marque distribuée par le belge Velleman, Perel vend un 2 500 W à onze éléments sans minuterie, au prix le plus bas de notre sélection. La notice Velleman du modèle voisin TC78011 demande 50 cm de dégagement et un usage domestique au sec.
Valberg
La marque d’Electro Dépôt se vend dans ses magasins, et sa notice du VAL-OH1507, un 1 500 W à sept éléments, est l’une des plus complètes que nous ayons lues : 1 mètre de dégagement, 5 minutes d’attente après l’avoir remis debout, 10 à 15 minutes pour chauffer.
Les autres marques restent au catalogue, filtrables par marque.
Ce que nous en pensons, sans détour
Un bain d’huile ne se choisit ni au nombre d’ailettes ni au mot « éco » : tous transforment le courant en chaleur au même rendement. Il se choisit à sa régulation. Un réglage au degré, une allure basse et une minuterie font plus pour votre facture que n’importe quelle promesse de l’annonce.
C’est pourquoi le Midea passe devant : il a tout cela, des sécurités écrites, et un prix au cœur du marché. Le Dreo le dépasse pour une chambre, grâce à ses réglages de nuit, et le Radia S reste le bon choix de ceux qui veulent une molette et une marque qui documente ses appareils.
Enfin, respectez votre installation : une prise murale seule, pas de multiprise, pas de minuterie à brancher, et rien sur l’appareil. Un bain d’huile est un appoint pour quelques heures par jour ; si vous l’allumez du matin au soir dans toute la maison, c’est le chauffage principal qu’il faut revoir.
Selon votre situation
- Séjour ou chambre de taille courante : le Midea, réglé au degré et programmable.
- Chambre d’enfant ou sommeil léger : le Dreo, verrouillage, sourdine et écran éteint.
- Pas d’écran, pas de télécommande : le Radia S, à la molette.
Bain d’huile « basse consommation » ou « éco » : ce qui fait vraiment sa consommation
Un radiateur à bain d’huile consomme exactement sa puissance, ni plus ni moins, pour chaque heure où sa résistance chauffe. Un 2 000 W qui chauffe une heure consomme 2 kWh, qu’il ait neuf ou onze éléments, qu’il soit noir ou blanc, qu’il porte ou non le mot « éco » dans son titre. Un radiateur électrique transforme tout le courant qu’il reçoit en chaleur : aucun modèle ne fait plus de chaleur avec moins d’électricité.
Ce qui change la facture, c’est le temps pendant lequel la résistance chauffe vraiment. Une fois la pièce à température, un bon thermostat coupe la résistance et ne la relance que quand l’air redescend. Un appareil réglé au degré coupe au bon moment ; un appareil à molette coupe là où vous avez laissé le bouton, ce qui revient souvent à chauffer un peu trop.
Les allures basses font le reste. Le mode d’emploi européen de De’Longhi conseille de choisir la puissance minimum en demi-saison ou quand il ne fait pas particulièrement froid, pour réaliser de réelles économies ; celle du Valberg conseille de démarrer au niveau le plus élevé puis de redescendre quand la température convient. Un bain d’huile « économique » est donc celui qui a une consigne, des allures basses et une minuterie, pas celui qui l’écrit.
La consigne elle-même compte. La page d’IZI by EDF sur la puissance de chauffage recommande 19 °C dans les pièces de vie et 17 °C dans une chambre : régler 21 °C au lieu de 19 °C fait tourner la résistance plus longtemps, chaque soir, tout l’hiver.
- La consommation horaire maximale est égale à la puissance : 2 300 W, c’est 2,3 kWh par heure à fond.
- Le thermostat réduit le temps de chauffe ; l’électronique le réduit au plus juste.
- Les allures basses, 800 ou 1 000 W, servent à maintenir une pièce déjà chaude.
- La minuterie supprime les heures oubliées, celles qui coûtent sans servir à personne.
Combien consomme un radiateur à bain d’huile : à l’heure, au mois, sur un hiver
À pleine puissance, un bain d’huile consomme 1 kWh par heure pour 1 000 W, 2 kWh pour 2 000 W et 2,5 kWh pour 2 500 W. Pour le calculer, on multiplie les watts par les heures et l’on divise par 1 000. Pour passer aux euros, appliquez le tarif du kWh de votre contrat, abonnement à part.
Sur un mois, prenons un 2 000 W allumé quatre heures chaque soir pendant trente jours. Sans régulation, il chaufferait 120 heures à fond, soit 240 kWh. Avec un thermostat qui ne fait chauffer la résistance que la moitié du temps, ce qui suppose une pièce correctement isolée, la consommation tombe à 120 kWh. Le même calcul pour le Pro Breeze de 2 500 W donne 300 kWh sans régulation et 150 kWh à mi-temps.
Sur un hiver de cinq mois, soit environ 150 soirées de quatre heures, le 2 000 W à mi-temps consomme 600 kWh ; à fond, 1 200 kWh. L’écart entre ces deux chiffres, c’est ce que rapporte un thermostat bien réglé et une minuterie, bien plus que l’écart de prix entre deux appareils.
Le calculateur ci-dessous refait ce calcul avec votre puissance, vos heures et votre prix du kilowattheure. La fraction du temps passée à chauffer varie avec votre pièce : comptez 100 % pour un appareil qu’on laisse tourner sans thermostat, beaucoup moins pour une pièce isolée avec une consigne raisonnable.
Où placer un bain d’huile, et sur quelle prise le brancher
Posez-le debout sur un sol plat, loin de ce qui peut brûler, jamais sous une prise, et branchez-le seul sur une prise murale. Les notices que nous avons lues ne donnent pas toutes la même distance, et c’est celle de votre appareil qui fait foi. La notice De’Longhi de la série TRD demande au moins 50 cm entre l’appareil et les meubles ou autres objets ; celle du Velleman TC78011, modèle voisin du Perel, 50 cm des objets, des murs et des constructions inflammables. La notice du Valberg VAL-OH1507 monte à 1 mètre de tout obstacle, murs, meubles ou rideaux.
Pour les matières qui brûlent, les notices sont plus strictes : la notice De’Longhi éditée pour l’Amérique du Nord et celle du Pro Breeze PB-H02 demandent 90 cm entre l’appareil et les meubles, coussins, couvertures, papiers, vêtements et rideaux. À défaut de notice, retenez 1 mètre devant un canapé ou des rideaux : c’est la consigne la plus prudente que nous ayons trouvée.
L’emplacement compte aussi. De’Longhi conseille de le poser sous la fenêtre la plus froide de la pièce, pour contrer les courants d’air froid, mais déconseille de le placer dans un courant d’air, qui perturbe le thermostat. Les notices De’Longhi, Velleman et Pro Breeze interdisent de le mettre juste sous une prise de courant fixe, et De’Longhi interdit son usage dans une pièce de moins de 4 m². La fiche et la prise doivent rester accessibles.
Côté électricité, un 2 000 W tire environ 8,7 ampères, un 2 300 W 10 ampères et un 2 500 W 10,9 ampères (watts divisés par 230). Une prise murale standard de 16 A supporte 3 680 W au maximum, selon la fiche technique d’une prise Legrand. Le bain d’huile passe donc sur une prise, mais il en occupe l’essentiel : rien d’autre de puissant ne doit être branché à côté.
Le circuit compte autant que la prise. Selon Legrand, un circuit de prises protégé par un disjoncteur de 16 A, en fil de 1,5 mm², alimente au plus 8 prises ; en 2,5 mm² avec un disjoncteur de 20 A, 12 prises. Toutes ces prises partagent le même disjoncteur : un bain d’huile de 2 500 W plus un aspirateur ou une bouilloire sur le même circuit, et il saute. IZI by EDF précise qu’un appareil de chauffage portatif peut se brancher sur une prise avec terre, mais qu’un appoint très puissant est inadapté à un circuit de prises en 16 A.
Les notices vont toutes dans le même sens : une prise murale directe. De’Longhi exige une prise de terre, son édition nord-américaine interdit la rallonge et la prise amovible, et la série TRD comme le Pro Breeze déconseillent la rallonge, qui peut surchauffer. La notice De’Longhi ajoute un point qu’on oublie : l’appareil ne doit pas être alimenté par une minuterie extérieure, de peur de désactiver son système de sécurité. Côté abonnement, aucun changement n’est nécessaire en soi, mais 2 500 W s’ajoutent à tout ce qui tourne déjà : si le compteur coupe quand le four et le bain d’huile marchent ensemble, c’est la puissance de votre abonnement qui est atteinte.
- Debout sur ses roulettes, sur un sol plat et dur, jamais sur un lit ou un tapis épais.
- 50 cm à 1 mètre des meubles et des murs selon la notice, 90 cm à 1 mètre des rideaux et des tissus.
- Jamais sous une prise fixe, jamais dans une pièce de moins de 4 m².
- Une prise murale avec terre, seule, sans multiprise ni minuterie à brancher.
- Un circuit où ne tournent pas en même temps d’autres gros appareils.
Du carton à la pièce chaude : montage, premier allumage, temps de chauffe et nuit
Montez les roulettes appareil retourné sur une surface douce, remettez-le debout, attendez quelques minutes, puis faites-le chauffer à fond une première fois. Selon les modèles, les roulettes se déplient (De’Longhi), se vissent sur des plaques avec des écrous papillons (Valberg), se fixent par des étriers entre les éléments extrêmes (Pro Breeze) ou se vissent en pieds (Velleman TC78011). Le Radia S est livré roulettes déjà en place. Les notices demandent de retourner l’appareil sur un tapis, une couverture ou le polystyrène de l’emballage pour ne pas rayer la peinture.
S’il a été couché, pendant le montage ou le transport, laissez l’huile se remettre en place avant de le brancher. La notice du Valberg fixe ce délai à 5 minutes une fois le radiateur remis à l’endroit ; les autres notices lues n’en donnent pas, mais toutes exigent un usage strictement vertical, roulettes en bas et commandes en haut. Ne le faites jamais fonctionner couché : De’Longhi juge toute autre position dangereuse.
Le premier allumage sent le neuf. Les notices divergent sur la durée : De’Longhi, pour la série TRD, demande de faire tourner l’appareil thermostat au maximum pendant au moins 15 minutes, en prévenant qu’un léger dégagement de fumée est normal, dû au produit qui protège les résistances ; la notice De’Longhi pour l’Amérique du Nord dit au moins 2 heures à pleine puissance, et ajoute que des craquements sont normaux. Faites-le fenêtre ouverte, dans une pièce que vous n’occupez pas.
Combien de temps avant que la pièce soit chaude ? L’appareil lui-même met environ 15 minutes à atteindre sa température de service selon la notice De’Longhi, 10 à 15 minutes aux niveaux les plus élevés selon celle du Valberg. La pièce suit plus lentement, et aucune source ne donne de durée valable pour toutes : cela dépend de son volume, de son isolation, de l’écart entre la température de départ et celle que vous voulez, et de la puissance. Comptez sur une montée progressive, sans coup de chaud, et utilisez la minuterie pour lancer l’appareil avant d’entrer dans la pièce.
La nuit, les notices sont prudentes. Celle du Velleman demande de ne jamais laisser l’appareil sans surveillance lorsqu’il est en marche ; celle de De’Longhi pour l’Amérique du Nord, de ne pas le laisser tourner sans surveillance en présence d’enfants et de le débrancher quand on ne s’en sert pas. Si vous chauffez une chambre, faites-le avant le coucher, puis confiez l’arrêt à la minuterie ou baissez la consigne : une chambre tenue autour de 17 °C est le repère d’IZI by EDF.
Au quotidien, la méthode des notices mécaniques est la même partout : thermostat au maximum et puissance maximale pour chauffer, puis, quand la pièce est à la bonne température, on tourne lentement le thermostat en arrière jusqu’au clic. L’appareil tient ensuite ce réglage seul. Sur un modèle électronique, réglez directement la température voulue et laissez l’appareil choisir son allure. Pour le déplacer, éteignez, débranchez, laissez refroidir et tirez-le par sa poignée, jamais par le câble.
Ce qu’on ne fait jamais avec un bain d’huile : linge, multiprise, salle de bain
Un bain d’huile ne sèche pas le linge, ne se couvre pas, ne se branche pas sur une multiprise et n’entre pas dans une salle de bain. Le mode d’emploi TRD de De’Longhi l’écrit sans détour : ne jamais utiliser le radiateur pour sécher du linge, et ne jamais le couvrir pendant son fonctionnement, sous peine de surchauffe dangereuse. La notice du Velleman donne l’exemple d’un vêtement posé dessus comme risque d’incendie.
La salle de bain est exclue par toutes les notices lues : pas près d’une baignoire, d’une douche, d’un lavabo ou d’une piscine. Le Valberg demande au moins 1,5 m de tout point d’eau et interdit un environnement humide. Legrand rappelle, pour la norme NF C 15-100, qu’un appareil de chauffage de classe I est interdit dans les volumes 0, 1 et 2 autour de la baignoire ou de la douche. Aucun des sept modèles de notre classement n’affiche d’indice de protection contre l’eau, et sur les annonces de la famille, seules 2 % en citent un.
La surface brûle. Thermor souligne que les parois en acier deviennent très chaudes et qu’il faut être prudent avec les jeunes enfants, et De’Longhi interdit d’approcher l’appareil aux enfants de moins de 3 ans sans surveillance permanente. Six des sept modèles de notre classement écrivent une protection contre le basculement ; le Radia S ne la mentionne pas dans son annonce.
Enfin, De’Longhi interdit de faire fonctionner l’appareil là où l’on range de l’essence, des vernis ou d’autres liquides inflammables, ce qui écarte la plupart des garages et des ateliers, et de poser le câble sur le radiateur chaud. Si le radiateur fuit, les notices De’Longhi et Velleman disent la même chose : on l’arrête et on appelle le service après-vente.
- Pas de linge, pas de vêtement, rien posé dessus.
- Pas de multiprise, pas de rallonge, pas de minuterie à brancher.
- Pas de salle de bain ni de buanderie, au moins 1,5 m de tout point d’eau selon le Valberg.
- Pas près d’essence, de vernis ou de solvants.
- Pas de câble sous un tapis ni sur l’appareil chaud.
- Pas sans surveillance avec de jeunes enfants : la surface est brûlante.
Combien coûte un bon bain d’huile, et ce que chaque palier ajoute
Sur les 45 bains d’huile que nous avons comparés, le prix médian se situe juste en dessous de celui du Midea, notre première place : plus de la moitié du rayon coûte donc moins que lui. Autrement dit, le meilleur choix pour un usage courant n’exige pas de monter en gamme : il se vend au cœur du marché.
Sous le prix médian, on trouve des appareils comme le Perel : une puissance haute, un thermostat mécanique, des sécurités de base, pas d’écran ni de minuterie. C’est le palier de l’usage occasionnel, où l’on allume et éteint soi-même.
Autour du prix médian apparaissent la consigne électronique, la télécommande et la minuterie, avec le Midea ; le Radia S y reste, mécanique, pour sa marque, sa finesse et ses roulettes montées. Un peu au-dessus, le BLACK+DECKER et l’Aigostar ajoutent l’antigel ou un écran qui s’atténue.
Le palier supérieur de notre classement, celui du Dreo et du Pro Breeze, n’achète pas plus de chaleur : il achète des finitions pour la chambre, verrouillage, sourdine et écran éteint chez Dreo, ou un niveau sonore chiffré et une minuterie à segments chez Pro Breeze. Payer plus cher n’a de sens que si l’une de ces fonctions vous sert tous les jours.
Ce que les vendeurs de bains d’huile écrivent, et les blancs de leurs fiches
Sur les 45 bains d’huile comparés, 87 % disent comment ils règlent la température, mais seuls 27 % citent une minuterie et 22 % parlent de consommation. La régulation est donc presque toujours mentionnée, pas toujours précisée : « thermostat réglable » sans plage en degrés ne dit pas si l’appareil est mécanique ou électronique.
La sécurité est inégalement écrite : 49 % des annonces citent une protection contre le basculement, moins d’une sur deux, alors qu’un appareil de 8 à 12 kg sur roulettes qui tombe reste une vraie source de danger. Dans notre classement, six modèles sur sept l’écrivent.
Deux informations manquent presque partout : le bruit chiffré, cité par 2 % des annonces, et l’indice de protection contre l’eau, 2 % aussi. Dans notre sélection, seul le Pro Breeze publie un chiffre, 32 dB. Quant au poids, deux de nos sept modèles ne le donnent pas, le Midea et l’Aigostar, alors que c’est lui qui décide si l’on peut monter l’appareil à l’étage.
Les promesses chiffrées, enfin, ne se vérifient pas. Midea revendique 20 % de rapidité et 42 % d’efficacité en plus face à des « modèles traditionnels » jamais nommés, Dreo une efficacité augmentée de 83,3 % et une meilleure dispersion de 39,49 % : aucune annonce ne dit par rapport à quoi. Les annonces se contredisent aussi : le BLACK+DECKER se dit 2 000 W au titre et 2 500 W dans la fiche technique, l’Aigostar se règle de 7 à 35 °C dans ses points clés et jusqu’à 50 °C dans sa fiche technique, le Dreo publie deux jeux de dimensions. Une même famille se voit même rangée tantôt en « rayonnant », chez Midea, tantôt en « convection », chez Dreo et De’Longhi.
L’huile, la poussière, l’été : entretenir et ranger un bain d’huile
L’huile d’un bain d’huile ne se change jamais, ne se complète jamais et ne se vidange pas. De’Longhi l’écrit dans sa foire aux questions : l’huile est bonne pour toute la durée de vie du produit, il n’est pas nécessaire de la changer ni de remplir l’appareil à nouveau ; il s’agit d’un fluide caloporteur diathermique, qui n’aura pas besoin d’être remplacé. Thermor confirme qu’elle ne demande ni entretien ni remplissage.
Le réservoir est scellé et contient une quantité précise d’huile spéciale, rappellent De’Longhi et Velleman : toute réparation qui demande de l’ouvrir revient au fabricant ou à un service agréé, et une fuite d’huile se signale au service après-vente sans attendre. N’essayez pas de réparer l’appareil vous-même : De’Longhi prévient du risque d’incendie et de choc électrique.
L’entretien courant se résume à la poussière. Débranchez, laissez refroidir, puis passez un chiffon doux et humide, sans détergent ni produit abrasif, et jamais l’appareil dans l’eau. Le Valberg conseille un nettoyage régulier pour éviter l’accumulation de poussière ; à l’automne, avant la première chauffe, dépoussiérez entre les éléments : le Valberg prévient qu’une odeur, voire un peu de fumée, est normale quand l’appareil n’a pas servi depuis longtemps.
L’été, enroulez le câble sur son support, rangez l’appareil au sec, à l’abri de la poussière et hors de portée des enfants. Le Valberg suggère de démonter les roulettes et de le remettre dans son carton pour un long stockage. Le thermostat qui coupe à la surchauffe se réarme seul chez certains, après 5 à 10 minutes selon Velleman ; chez De’Longhi, il faut passer par le service après-vente. En fin de vie, l’appareil va en déchetterie ou chez le vendeur, jamais aux ordures, et l’huile est traitée selon les règles du recyclage.
Neuf ou onze éléments : pourquoi les ailettes ne font pas la puissance
La puissance d’un bain d’huile est celle de sa résistance, pas le nombre de ses éléments. Le Dreo et le Radia S ont neuf éléments pour 2 000 W ; le Midea et l’Aigostar en ont onze pour 2 300 W, le Pro Breeze et le Perel onze pour 2 500 W. Un modèle à onze éléments ne chauffe pas plus qu’un modèle à neuf de même puissance : il consomme et rend exactement la même énergie.
Ce que changent les éléments, c’est la surface d’échange. À puissance égale, plus de surface veut dire une paroi un peu moins chaude, donc une chaleur plus douce, et plus de métal et d’huile à chauffer, donc une montée en température plus lente et un refroidissement plus lent après l’arrêt. Plus d’éléments, c’est aussi un appareil plus large et souvent plus lourd.
Comptez donc les watts pour savoir combien il chauffe, et regardez les éléments seulement pour le confort : un appareil plus large, moins brûlant au toucher, qui lisse un peu mieux les arrêts du thermostat.
Combien de temps un bain d’huile garde sa chaleur après l’arrêt
Un bain d’huile continue de rendre de la chaleur quelques minutes après l’arrêt, pas des heures. Thermor parle de quelques minutes ; la notice du Velleman dit seulement que l’appareil reste chaud pendant quelque temps, et De’Longhi, pour le Radia S, que l’huile continue de diffuser de la chaleur pendant un moment. Aucun fabricant ne chiffre cette durée.
Un calcul donne l’ordre de grandeur. Le Radia S pèse 12,2 kg, métal et huile compris. Supposons que ses éléments passent d’environ 70 °C à la température de la pièce, soit une baisse de 50 degrés. S’il n’était fait que d’acier, il rendrait environ 0,08 kWh en refroidissant ; s’il n’était fait que d’huile, environ 0,32 kWh. La vérité est entre les deux : l’équivalent de 2 à 10 minutes de chauffe à 2 000 W, rendues doucement pendant que l’appareil tiédit.
Cette chaleur restituée n’est pas gratuite : c’est de l’électricité payée pendant la chauffe, stockée puis rendue. Elle lisse les arrêts du thermostat et évite l’effet de douche froide d’un soufflant qu’on éteint, mais elle ne permet pas d’éteindre l’appareil une heure avant de quitter la pièce. Pour économiser, la minuterie fait mieux que l’inertie.
Mural, mobile ou soufflant : quand le bain d’huile est le bon choix
Le bain d’huile est l’appoint des longues présences : un séjour le soir, une chambre au coucher, un bureau toute une journée. Il est silencieux, ne souffle pas la poussière et sa chaleur ne retombe pas d’un coup. Pour un usage court, chauffer une salle de bain avant la douche ou une entrée quelques minutes, il est trop lent : un soufflant fait mieux.
Ses inconvénients sont connus : il met du temps à chauffer la pièce, il est lourd, ses parois deviennent brûlantes et, sans thermostat sérieux, il peut coûter cher. Thermor le range parmi les chauffages les moins économes quand on en fait un chauffage principal : il reste un appoint, pour quelques heures par jour et une ou deux pièces.
Le radiateur bain d’huile mural, enfin, n’est plus vraiment un appoint : c’est un radiateur à inertie fluide fixe, raccordé à l’installation. Le règlement européen (UE) 2024/1103 lui impose une efficacité saisonnière d’au moins 47,5 % au-delà de 250 W, contre 44,7 % pour un appareil mobile. Si vous cherchez un chauffage mural durable, c’est un autre achat, avec un électricien ; le bain d’huile mobile, lui, se range l’été.
Notre façon de départager ces sept appareils, et nos lectures
Notre périmètre : 45 bains d’huile proposés aux acheteurs français, chacun compté une fois, puis, pour les sept retenus, leur annonce en entier, fiche technique et texte du fabricant compris. Les convecteurs plats vendus sous le nom de bain d’huile ont été écartés, ainsi qu’un modèle dont la fiche technique contredisait le reste de l’annonce.
Comment nous avons classé : chaque modèle a reçu une note sur 10, établie sur quatre critères, la régulation, les sécurités écrites, l’usage au quotidien et les informations publiées. Le rang tient compte de la note et du rôle : chaque appareil répond à une situation différente. Nous n’avons acheté aucun de ces appareils ; nos notes ne reprennent aucun avis de client.
Nos limites : les puissances, poids et sécurités viennent des annonces et peuvent changer ; quand une annonce se contredit, nous le disons. Nous n’avons pas trouvé de notice en français pour les modèles Midea, Dreo, BLACK+DECKER, Aigostar ni pour le Radia S lui-même : les consignes d’installation viennent des notices de De’Longhi pour sa série TRD et pour l’Amérique du Nord, du Velleman TC78011, du Valberg VAL-OH1507 et du Pro Breeze PB-H02. Celle de votre appareil fait foi.
Nos sources : les notices et pages des fabricants, la documentation de Legrand pour les prises et les circuits, les pages d’IZI by EDF pour la puissance et le branchement, et le règlement européen sur l’écoconception des chauffages décentralisés, toutes consultées le 14 octobre 2026.
- De’Longhi, mode d’emploi du radiateur électrique à bain d’huile, série TRD (réf. 5711010541), hébergé par Castorama (consulté le 14 octobre 2026)
- De’Longhi, mode d’emploi d’un radiateur à bain d’huile, édition Amérique du Nord (FR-5710810691) (consulté le 14 octobre 2026)
- De’Longhi Canada, « Faut-il changer l’huile de mon radiateur à bain d’huile ou le remplir à nouveau ? » (consulté le 14 octobre 2026)
- De’Longhi Canada, « Quel type d’huile est utilisée pour remplir vos radiateurs à bain d’huile ? » (consulté le 14 octobre 2026)
- Velleman, mode d’emploi du radiateur bain d’huile TC78011, version du 23 juin 2015, modèle voisin du Perel TC78011N (consulté le 14 octobre 2026)
- Electro Dépôt, notice du radiateur à bain d’huile Valberg VAL-OH1507 (consultée le 14 octobre 2026)
- Pro Breeze, notice du radiateur à bain d’huile PB-H02, sur ManualsLib (consultée le 14 octobre 2026)
- Thermor, « Radiateur bain d’huile ou électrique : comment choisir ? » (consulté le 14 octobre 2026)
- Legrand, fiche technique de la prise de courant 2P+T réf. 300 433 : 16 A, 230 V, 3 680 W maxi (consultée le 14 octobre 2026)
- Legrand, « Quelle est la norme NF C 15-100 pour les prises de courant ? » (consulté le 14 octobre 2026)
- Legrand, « NF C 15-100 : ce qu’il faut savoir pour l’installation électrique d’une salle de bains » (consulté le 14 octobre 2026)
- IZI by EDF, « Sur quelle prise brancher un radiateur électrique ? », mis à jour le 9 décembre 2025 (consulté le 14 octobre 2026)
- IZI by EDF, « Quelle puissance de chauffage par m² ? », mis à jour le 6 mai 2025 (consulté le 14 octobre 2026)
- Règlement (UE) 2024/1103 du 18 avril 2024 sur l’écoconception des chauffages décentralisés, texte sur EUR-Lex (consulté le 14 octobre 2026)
Les mots du chauffage d’appoint, expliqués
- Allure
- Niveau de puissance d’un appareil. Un chauffage à trois allures peut chauffer, par exemple, à 1 000, 1 300 ou 2 300 W.
- Anti-basculement
- Interrupteur qui coupe l’appareil s’il tombe ou s’il est trop incliné. À exiger pour tout appareil posé au sol.
- Bain d’huile
- Radiateur dont les ailettes contiennent une huile chauffée par une résistance. Il chauffe lentement mais garde sa chaleur après l’arrêt.
- Céramique (PTC)
- Élément chauffant en céramique dont la résistance augmente avec la température, ce qui limite sa propre chauffe. On le trouve dans la plupart des chauffages soufflants récents.
- Convecteur
- Appareil qui chauffe l’air au contact d’une résistance ; l’air chaud monte et circule dans la pièce, sans ventilateur.
- dB, décibel
- Unité du niveau sonore. Peu d’annonces chiffrent le bruit d’un chauffage : quand il est écrit, il permet de comparer deux modèles.
- Écoconception
- Règles européennes qui fixent une efficacité minimale aux chauffages décentralisés, rehaussée au 1er juillet 2025 par le règlement (UE) 2024/1103 (44,7 % pour un appareil électrique mobile), et qui définissent les fonctions de régulation (thermostat électronique, programmateur hebdomadaire, détecteur de présence ou de fenêtre ouverte).
- Inertie
- Capacité d’un appareil à stocker la chaleur et à la rendre après l’arrêt. Un bain d’huile ou un radiateur à inertie en ont beaucoup, un soufflant presque pas.
- Indice IP
- Code de protection contre la poussière et l’eau. Le second chiffre compte pour la salle de bain : 1 pour les gouttes qui tombent (IP21), 4 pour les projections de toutes directions (IP24).
- Infrarouge, quartz, halogène
- Appareils qui chauffent par rayonnement : ils réchauffent les personnes et les objets en face d’eux plutôt que l’air de la pièce.
- kWh, kilowattheure
- Unité d’énergie facturée. Un appareil de 1 000 W qui fonctionne une heure à pleine puissance consomme 1 kWh.
- Mèche (poêle à)
- Poêle à pétrole dont le combustible remonte par capillarité dans une mèche qui brûle. Il fonctionne sans électricité.
- Minuterie
- Fonction qui arrête ou lance l’appareil après une durée choisie. Elle évite qu’un chauffage tourne pour rien.
- ODS
- Dispositif qui coupe un poêle à gaz ou à pétrole quand l’oxygène de la pièce baisse. C’est la première sécurité à exiger d’un appareil à combustion.
- Poêle à pétrole électronique
- Poêle à combustible liquide qui utilise une prise pour son allumage, sa ventilation et sa régulation par thermostat.
- Thermocouple
- Sonde qui ferme l’arrivée de gaz si la flamme s’éteint.
- Thermostat
- Dispositif qui coupe la chauffe quand la pièce atteint la température voulue et la relance quand elle redescend. Mécanique, il se règle par une molette ; électronique, il tient une consigne en degrés.
Radiateur à bain d’huile : les réponses à vos questions
Quel est le meilleur radiateur bain d’huile ?
Dans un séjour ou une chambre ordinaire, le Midea NY2311-24UR : réglage de 5 à 35 °C, allures de 1 000 à 2 300 W, programmation sur 24 h et télécommande, avec des sécurités écrites. Pour une chambre, le Dreo DR-HSH010 ajoute verrouillage enfant, sourdine et écran éteint. Pour un réglage à la molette, le De’Longhi Radia S.
Un radiateur à bain d’huile consomme-t-il beaucoup d’électricité ?
Autant que sa puissance, heure par heure : un 2 000 W qui chauffe sans s’arrêter avale 2 kWh, exactement comme n’importe quel radiateur électrique de 2 000 W. Ce qui le rend gourmand, c’est de le laisser tourner sans thermostat ni minuterie. Avec une consigne raisonnable et une pièce isolée, la résistance ne chauffe qu’une partie du temps.
Combien consomme un radiateur bain d’huile de 2 000 W par mois ?
Allumé quatre heures par soir pendant trente jours, il consomme 240 kWh s’il chauffe en continu et environ 120 kWh si son thermostat le fait chauffer la moitié du temps. Appliquez ensuite le tarif du kWh de votre contrat pour obtenir le coût. Le calculateur de cette page refait le calcul avec vos chiffres.
Quels défauts faut-il accepter avec un bain d’huile ?
Il chauffe lentement la pièce, pèse 8 à 12 kg, ses parois deviennent brûlantes et il coûte cher s’il sert de chauffage principal. Il ne convient pas à la salle de bain. En échange, il est silencieux, ne souffle pas la poussière et sa chaleur ne retombe pas d’un coup.
Est-ce que les radiateurs à bain d’huile chauffent bien ?
Oui, si la puissance correspond à la pièce : comptez 70 W par mètre carré si le logement est bien isolé, 100 W s’il l’est mal, d’après IZI by EDF. Un 2 000 W chauffe bien une pièce de 20 m² mal isolée. Leur chaleur est douce et régulière, mais elle met du temps à s’installer.
Combien de temps faut-il pour chauffer une pièce avec un bain d’huile ?
L’appareil met lui-même 10 à 15 minutes à atteindre sa température, selon les notices De’Longhi et Valberg. La pièce suit plus lentement, et aucune durée ne vaut pour toutes : tout dépend du volume, de l’isolation, de l’écart de température à combler et de la puissance. Lancez-le à l’avance avec la minuterie.
Peut-on laisser un radiateur à bain d’huile allumé toute la nuit ?
Les notices lues ne l’encouragent pas : Velleman demande de ne jamais le laisser sans surveillance en marche, De’Longhi de ne pas le laisser tourner sans surveillance en présence d’enfants. Chauffez la chambre avant le coucher, puis programmez l’arrêt avec la minuterie ou baissez la consigne autour de 17 °C, le repère d’IZI by EDF pour une chambre.
Comment utiliser au mieux un radiateur à bain d’huile ?
Démarrez à pleine puissance, puis baissez l’allure ou ramenez le thermostat jusqu’au clic quand la pièce est chaude, comme le décrivent les notices De’Longhi et Valberg. Fermez la porte de la pièce, utilisez la minuterie, et placez l’appareil sous la fenêtre la plus froide, à distance des meubles et des rideaux.
Faut-il changer ou compléter l’huile d’un radiateur bain d’huile ?
Non, jamais. De’Longhi indique que l’huile est bonne pour toute la durée de vie de l’appareil et qu’il ne faut ni la changer ni le remplir. Le réservoir est scellé : en cas de fuite, on arrête l’appareil et on appelle le service après-vente.
Combien de temps un bain d’huile chauffe-t-il après l’arrêt ?
Quelques minutes, selon Thermor, et aucun fabricant ne chiffre cette durée. Notre calcul sur un appareil de 12,2 kg donne l’équivalent de 2 à 10 minutes de chauffe à 2 000 W, rendues pendant qu’il tiédit. C’est de la chaleur déjà payée, pas un supplément gratuit.
Plus d’éléments, est-ce plus de chaleur ?
Non. La puissance dépend de la résistance : un neuf éléments et un onze éléments de 2 000 W chauffent autant et consomment autant. Plus d’éléments donnent une paroi moins chaude, une chaleur plus douce et une montée plus lente.
Un bain d’huile pour 20 m² : combien de watts ?
Entre 1 400 et 2 000 W selon l’isolation, avec le repère de 70 à 100 W par mètre carré donné par IZI by EDF. Un 2 000 W à plusieurs allures est le choix le plus souple : il remonte vite la température puis maintient à plus basse puissance.
Sur quelle prise brancher un radiateur bain d’huile ?
Sur une prise murale avec terre, seule, sans multiprise ni rallonge. Un 2 500 W tire 10,9 ampères quand une prise de 16 A supporte 3 680 W au maximum, selon Legrand. Évitez de faire tourner d’autres gros appareils sur le même circuit.
Peut-on brancher un bain d’huile sur une prise programmable ?
Non. La notice De’Longhi de la série TRD interdit d’alimenter l’appareil par une minuterie extérieure, pour ne pas désactiver accidentellement son système de sécurité. Choisissez plutôt un modèle avec une minuterie intégrée.
À quelle distance des meubles et des rideaux le placer ?
Cela dépend de la notice : 50 cm des meubles chez De’Longhi pour sa série TRD et chez Velleman, 1 mètre de tout obstacle chez Valberg, 90 cm des tissus et des rideaux chez De’Longhi en Amérique du Nord et chez Pro Breeze. Sans notice, retenez 1 mètre devant ce qui peut brûler.
Peut-on sécher du linge sur un radiateur à bain d’huile ?
Non. La notice De’Longhi interdit d’utiliser le radiateur pour sécher du linge et de le couvrir pendant qu’il fonctionne, à cause du risque de surchauffe. Velleman cite le vêtement posé dessus comme risque d’incendie.
Peut-on mettre un radiateur à bain d’huile dans une salle de bain ?
Non. Toutes les notices lues l’excluent près d’une baignoire, d’une douche ou d’un lavabo, et Valberg demande 1,5 m de tout point d’eau. Aucun modèle de notre classement n’affiche d’indice de protection contre l’eau. Pour la salle de bain, voyez notre page dédiée.
Que faire si le radiateur a été transporté couché ?
Remettez-le debout et laissez l’huile se stabiliser avant de le brancher : la notice Valberg fixe ce délai à 5 minutes. Il ne doit ensuite fonctionner qu’à la verticale, roulettes en bas et commandes en haut.
Pourquoi mon bain d’huile sent-il ou craque-t-il ?
Au premier allumage, une odeur de neuf et parfois un peu de fumée sont normales, selon De’Longhi et Valberg : faites-le tourner à fond, fenêtre ouverte. Des craquements à la première mise en marche sont normaux d’après De’Longhi, et le thermostat mécanique fait un clic en coupant et en relançant.
Thermostat mécanique ou électronique : lequel choisir ?
Électronique pour un usage quotidien : il vise la température demandée et coupe au bon moment. Mécanique pour un usage occasionnel ou si vous refusez les écrans : il fonctionne bien, mais vous réglez sa molette par essais.
Un radiateur bain d’huile programmable vaut-il la différence ?
Oui, dès que vous l’utilisez tous les jours : la minuterie évite les heures où il chauffe une pièce vide. Seules 27 % des annonces de la famille en citent une. Six de nos sept modèles en ont une.
Existe-t-il un radiateur bain d’huile mural ?
Un bain d’huile fixé au mur est un radiateur à inertie fluide raccordé à l’installation, pas un appoint. Le règlement (UE) 2024/1103 lui demande 47,5 % d’efficacité saisonnière au-delà de 250 W, contre 44,7 % pour un appareil mobile. C’est un autre achat, à faire poser.
Combien de temps dure un radiateur bain d’huile ?
Aucun fabricant lu ne donne de durée chiffrée ; De’Longhi dit seulement ses appareils conçus pour fonctionner de nombreuses années. L’huile ne s’use pas : ce sont le thermostat, les commandes ou une fuite qui signent la fin de vie, et le réservoir ne se répare qu’en service agréé.
Lequel pour vous, en une ligne
- Vous chauffez un séjour ou une chambre de taille courante : le Midea, température affichée, trois allures et minuterie. Son avis complet
- Vous chauffez la chambre d’un enfant : le Dreo, verrouillage des touches, sourdine et allure de 800 W. Son avis complet
- Vous ne voulez ni écran ni télécommande : le Radia S de De’Longhi, une molette et un antigel. Son avis complet
- L’écran vous empêche de dormir : l’Aigostar, dont l’écran baisse seul. Son avis complet
- Votre pièce dépasse 25 m² : le Pro Breeze de 2 500 W, minuterie à segments. Son avis complet
- Votre budget est le plus serré : le Perel, 2 500 W et un thermostat, sans minuterie. Son avis complet
Un bain d’huile économe est un bain d’huile qui sait s’arrêter
- Tous les bains d’huile de même puissance chauffent autant : le thermostat électronique et la minuterie font la facture.
- Comptez 70 à 100 W par mètre carré, puis choisissez un appareil qui descend à 800 ou 1 000 W une fois la pièce chaude.
- Une prise murale seule, ni multiprise ni minuterie à brancher, et 50 cm à 1 mètre de dégagement selon la notice.
- Jamais de linge dessus, jamais en salle de bain, toujours debout ; l’huile ne se change jamais.
- Le Midea pour un usage courant, le Dreo pour une chambre, le Radia S pour une molette.
Tous les modèles, à filtrer vous-même
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